l’infra-ordinaire

Une édition du livre de ma vie explorant le lien entre photographe et sujet lorsque la rencontre physique n’a pas lieu. Réinventions photographiques des portraits de personnalités de la Suisse et d’ailleurs, pour Payot Libraire.

portrait de Barbara Hendricks, revisité avec du papier calque
fragment de l'exposition, plusieurs portraits se répondent à des plans et hauteurs différents
portrait de Lilya Turki, revisité avec du papier calque
portrait de Tatiana Valovaya, revisité avec du papier calque
pile de livres "le livre de ma vie" dans le lieu d'exposition
portrait de Bernard Tschumi, revisité avec du papier calque
papier calque apposé sur le logo de la galerie Forma, Lausanne
vue de l'exposition "l'infra-ordinaire" à Forma, Lausanne, en 2022
portrait d'Olivier Mosset, revisité avec du papier calque
portrait de Gabor Varga, revisité avec du papier calque
vue d'une partie de l'exposition, plusieurs portraits suspendus à des hauteurs différentes
portrait de Carlos Leal, revisité avec du papier calque
gros plan sur le tirage d'un portrait sur papier calque
portrait de Joelle Comé, revisité avec du papier calque
portrait de Kevin Germanier, revisité avec du papier calque

Pour cette édition du « livre de ma vie », mon idée a été de travailler sur le lien entre le photographe et son sujet dans des circonstances où nous ne sommes pas amenés à nous retrouver physiquement pour réaliser des portraits. Les liens entre les gens s’étant passablement numérisés lors de la pandémie de Covid-19, j’ai souhaité travailler de façon analogique, afin de maintenir un contact avec la matière réelle du tirage et du papier, ainsi qu’un rapport physique entre les photographies et mes interventions. J’ai choisi de travailler avec du papier calque sur les images car sa transparence peut varier grandement selon si la feuille de calque est apposée sur l’image – la photographie sera nette tout en acquérant un léger grain dû à la texture du matériau – ou si elle en est décollée – la photographie deviendra alors vaporeuse et floue, tendant vers l’abstraction ou devenant plus expressive et sensuelle. Enfin, le calque devient symboliquement un écran qui s’interpose entre deux personnes, rendant les relations plus diffuses et assourdies, et renforçant dans un même geste la puissance d’évocation émotionnelle d’une image. 

Ce projet a été exposé à la galerie Forma Art Contemporain à Lausanne en 2021 sous le titre « l’infra-ordinaire ». 

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